Les innovations technologiques permettent au producteur d’énergies renouvelables JPee d’équiper ses éoliennes de serration (ou de dentelures) afin de limiter au maximum le bruit.

Cette option supplémentaire est prévue pour le projet du parc éolien de Prunay-en-Yvelines,  il s’agit d’un nouveau système inspiré de la nature pour rendre les éoliennes silencieuses. Cela ressemble à un peigne qu’on installe au bout des pâles. Des dents atténuent le bruit fait par le métal quand il fend l’air. C’est assez spectaculaire.

C’est le hibou avec ses plumes qui a inspiré les ingénieurs allemands ; les plumes ont en effet à leurs extrémités des petits crochets disposés en peigne qui créent des tourbillons dans l’air et atténuent le bruit.

En effet, les hiboux sont connus comme des prédateurs silencieux de la nuit, capables de voler à quelques centimètres de leur proie sans être détectés. Le silence de leur vol est due à l’anatomie des plumes de leurs ailes qui ont des dentelures (appelées aussi chevrons) qui réduisent les turbulences. Les bord sans dentelures des autres oiseaux génèrent des turbulences qui sont la source du bruit de vol. Les plumes du hibou brisent ces turbulences et les diminuent, ce qui réduit le bruit produit.

Ces structures de dentelures ont été testées sur des pales d’hélices et sur les pantographes (dispositifs articulés qui permettent à une locomotive électrique de capter le courant dans les câbles électriques) des trains à grande vitesse pour réduire le bruit de courant d’air.

Aujourd’hui cette structure est utilisée dans les réacteurs d’avions Boeing pour réduire le bruit des réacteurs. La structure est aussi utilisée dans les pantographes des trains japonais, puisque à grande vitesse, les pantographes sans dentelures produisent un bruit important.

Rappelons également que dans le cas du projet du parc éolien de Prunay-en-Yvelines, l’éolienne la plus proche des habitations est à 790m, sachant que la réglementation en vigueur impose une distance habitation-éolienne de 500 m.

Enfin, la réglementation française figure parmi les plus protectrices pour les riverains en termes de nuisances sonores et d’impact sur leur environnement général, du fait de la procédure ICPE.

Cette réglementation fixe des niveaux d’émergences sonores à ne pas dépasser (5 décibels le jour et 3 décibels la nuit).

Voir également « Eoliennes : des conséquences sur la santé ? »