Etude des impacts sur la faune et la flore

Les impacts des parcs éoliens sont variables selon les caractéristiques de chaque projet, les espèces considérées, les milieux naturels et humains dans lesquels les oiseaux et chauves-souris évoluent, les infrastructures aériennes existantes aux alentours, etc. Les effets d’un parc éolien peuvent se produire pendant les travaux de construction, pendant l’exploitation des éoliennes et leur démontage. Ces effets peuvent être directs, indirects, temporaires, permanents, de courte, moyenne ou longue durée.

Pour chaque projet éolien, une étude d’impact analyse ces effets potentiels au regard des particularités des espèces présentes sur ou à proximité du site envisagé (comportement, habitudes de déplacement, alimentation, nombre d’individus, types d’habitats), afin de déterminer les impacts potentiels.

La grande majorité des études a montré un faible taux de collision (entre 0,4 et 1,3 oiseau tué par éolienne et par an), sauf pour certaines installations denses situées sur des zones sensibles (couloirs de migration, zones d'hivernages ou de nidification), qui ont causé la mort d'oiseaux ou chauve-souris. De ce point de vue, l'incidence des éoliennes est infiniment moindre sur les oiseaux que les fenêtres, les voitures, les chats domestiques, les chasseurs ou... les marées noires. 

L'installation de parcs éoliens est toujours précédée d'une expertise ornithologique puis accompagné d'un suivi. Cela étant, la Ligue de protection des oiseaux (LPO), qui étudie les impacts des aérogénérateurs sur l'avifaune depuis 1995, s'est engagée récemment pour soutenir l'énergie éolienne. La LPO y voit en effet un moyen de lutte contre le changement climatique, véritable danger pour la biodiversité, qui entraînerait la disparition de nombreuses espèces d'oiseaux.

Pour adapter le projet éolien au mieux et le plus tôt possible, l’analyse des impacts potentiels permet, suivant la doctrine publique « Eviter-Réduire-Compenser » de définir les mesures de nature à :

  • éviter les impacts ; choix du site, localisation précise des éoliennes, des zones de travaux, travaux hors des périodes de nidification…
  • réduire les impacts ; adapter les périodes de travaux, réduire l’espace occupé dans des milieux naturels, positionner les éoliennes pour éviter de faire obstacle aux déplacements des espèces, reconnecter des réseaux de haies…
  • compenser les éventuels impacts résiduels notables qui doivent rester exceptionnels ; création ou restauration de milieux d’intérêt écologique, par exemple.

Dans le cas précis du projet du parc éolien de Prunay-en-Yvelines, voici le résumé de l’étude écologique  :

  • Implantation réfléchie et raisonnée : limitation du nombre d’éoliennes et espace de respiration suffisant entre chacune d’elle, soit aucun effet de barrière provoqué par ce projet.
  • Implantation en dehors de toute zone naturelle d’intérêt écologique recensée.
  • Implantation en dehors de toute zone à enjeux floristiques, faunistiques et chiroptérologiques.
  • Implantation en dehors de tout couloir migratoire identifié et connu