Emissions sonores

Les bruits émis par une éolienne moderne proviennent de la circulation du vent entre les pales et du souffle provoqué lorsqu'elles passent devant le mât. Ces sons sont généralement couverts par le bruit du vent lui-même. A 500 mètres, le bruit généré par une machine atteint 35 décibels... soit celui d'une conversation à voix basse, lieux de culte. 

 

 

 

 

 

 

La réglementation française figure parmi les plus protectrices pour les riverains en termes de nuisances sonores et d’impact sur leur environnement général, du fait de la procédure ICPE.

Cette réglementation fixe des niveaux d’émergences sonores à ne pas dépasser, les éoliennes ne doivent pas rajouter au bruit ambiant si ce dernier est supérieur à 35 décibels (dB), plus de 5 dB le jour et 3 dB la nuit, à une distance de 500 mètres.

Dans le cas précis du projet du parc éolien de Prunay-en-Yvelines, l’éolienne la plus proche des habitations est à 790 m, sachant que la réglementation en vigueur impose une distance habitation-éolienne de 500 m.

De plus, JP Energie Environnement a décidé d’équiper les 4 éoliennes d’une option supplémentaire de serration (ou dentelures), permettant de réduire le bruit des pales lors de leur prise au vent. Il s’agit d’un nouveau système inspiré de la nature pour rendre les éoliennes silencieuses. Cela ressemble à un peigne qu'on installe au bout des pâles. Des dents atténuent le bruit fait par le métal quand il fend l'air. C'est assez spectaculaire. C’est le hibou avec ses plumes qui a inspiré les ingénieurs allemands ; les plumes ont en effet à leurs extrémités des petits crochets disposés en peigne qui créent des tourbillons dans l'air et atténuent le bruit.

Enfin,  le rapport de l'ANSES intitulé "Evaluation des effets sanitaires des basses fréquences sonores et infrasons dus aux parcs éoliens" est en ligne depuis jeudi 30 mars 2017 sous ce lien. Pour information, l' "Avis de l'ANSES", en début de document, en constitue une synthèse très accessible.

Les résultats sont globalement favorables à la filière éolienne, notamment en ce que l'ANSES affirme que "[l]'examen de ces données expérimentales et épidémiologiques ne mettent pas en évidence d'argument scientifique suffisant en faveur de l'existence d'effets sanitaires liés aux expositions au bruit des éoliennes, autres que la gêne liée au bruit audible et un effet nocebo, qui peut contribuer à expliquer l'existence de symptômes liés au stress ressentis par des riverains de parcs éolien".
Elle précise par ailleurs que :

  • la distance d'éloignement de l'habitat de 500m au minimum est suffisante (avec une adaptation au cas par cas selon les résultats de l'étude d'impact acoustique) ;
  • le spectre sonore analysé ne doit pas être étendu (donc pas d'évaluation des infrasons et basses fréquences dès lors qu'aucun impact n'a été prouvé à ce stade) ;
  • accessoirement, les hypothèses relatives au VAD (vibroacoustic disease) ne reposent sur aucune base scientifique sérieuse.

Le rapport recommande en outre de "faciliter le remplacement d'anciennes éoliennes par de nouvelles en simplifiant le processus administratif associé ", lorsque les nouvelles technologies permettent de limiter l'impact acoustique.